Retour sur la Nuit de la Solidarité dans le 8e

de | 26 février 2019

Le jeudi 7 février comme tous les arrondissements parisiens le 8e s’est mobilisé pour la Nuit de la Solidarité. Il s’agissait de la seconde édition de cette opération d’envergure.

Sur tout Paris c’est 2 232 sans-abris qui ont été recensés, plus que l’an passé, dont 58 dans le 8e pour 66 l’année dernière.

Quel est le but ?

Il s’agit d’un décompte de nuit des personnes sans-abri. Le but est d’aller, après une formation, de 22h à 1h du matin,  à la rencontre des personnes qui vivent dans les rues de la capitale. Par groupe de 4 ou 5, les bénévoles, dotés d’un questionnaire anonyme, ont sillonné les rues de la capitale, pour parler, échanger, compter les personnes à la rue. Au total, près de 1700 Parisiens, encadrés par 400 professionnels de l’Action sociale étaient ainsi sur le terrain.

Notre arrondissement était divisé en 14 zones sillonnées chacune par une équipe. Pour ma part j’ai intégrée l’équipe 8-8 et c’est vers 1h30 du matin, après avoir recensé 9 sans-abris que nous étions de retour en Mairie.

La Maire de Paris a fait de la lutte contre l’exclusion la grande cause de sa mandature. La municipalité a élaboré le Pacte parisien de lutte contre la grande exclusion 2015-2020 en partenariat étroit avec l’ensemble des acteurs institutionnels et associatifs de la solidarité, les entreprises et les personnes ayant vécu des situations de grande précarité afin de fixer conjointement les objectifs à atteindre. Plus de 90% de ces actions ont été mises en œuvre depuis 2015.

L’une de ces actions vise à mieux connaître le nombre de personnes sans-abri, ainsi que leurs besoins : c’est la raison pour laquelle Paris a organisé en 2018 la première « Nuit de la Solidarité ».

La Nuit de la Solidarité consiste à décompter, une nuit donnée et de façon la plus exhaustive possible, le nombre de personnes en situation de rue (c’est-à-dire n’ayant pas d’endroit ou dormir ou dormant dans un endroit impropre au sommeil, tel qu’une voiture, un hall d’immeuble, etc.). Il est proposé à chaque personne rencontrée, anonymement et sur la base du volontariat, de répondre à un questionnaire, qui permet de mieux connaître les besoins.

Pour donner toute sa mesure et être utile, cette meilleure connaissance de la situation doit s’inscrire dans la durée : c’est pourquoi les acteurs impliqués dans la première Nuit de la Solidarité, et de nouveaux partenaires, ont organisé la deuxième édition de la Nuit de la Solidarité.

Il s’agissait de constituer plus de 360 équipes, réunissant professionnels et citoyens, qui sont allés dans l’espace public, les salles d’attente des urgences, les gares et les stations parisiennes du métro, les parkings, halls et caves d’immeubles, à la rencontre des personnes en situation de rue pour connaître précisément leur nombre, et leur proposer de répondre à un questionnaire.

Sur tout Paris c’est 2 232 sans-abris qui ont été recensés, plus que l’an passé, dont 58 dans le 8e pour 66 l’année dernière.

Pour plus d’information c’est ici.

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